Trois années au marché aux puces d’été de Kendra à Montréal
- George Chen
- Jun 13
- 2 min read

Aujourd’hui, j’ai participé pour la troisième fois au marché aux puces du week-end d’été de Kendra en tant que participant lié à une petite entreprise.
En 2024, le marché se tenait directement sur la rue Notre-Dame. En 2025, il a été déplacé au parc de la place Sir-George-Étienne-Cartier. Cette année, il est revenu à ce même parc. Le lieu reste familier, mais l’atmosphère change progressivement. Chaque édition semble plus vivante, plus dense, plus affirmée.
Dans les jours précédant l’événement, j’ai travaillé à la préparation de matériel imprimé pour Kendra : affiches, dépliants et divers supports de communication. Même le jour même du marché, il a fallu gérer des impressions urgentes de dernière minute. C’est souvent ainsi : un événement commence bien avant son ouverture officielle.

En arrivant sur place, j’ai immédiatement remarqué l’évolution du marché. L’espace était rempli de mouvements. Les gens circulaient lentement, regardaient, discutaient, et emportaient parfois de petites trouvailles.
Un vendeur a particulièrement attiré mon attention : un homme qui proposait des disques vinyles. Il y avait quelque chose de discret et nostalgique dans son stand. Autour de lui, plusieurs visiteurs achetaient réellement des vinyles, pas seulement par curiosité. Cela rappelle que les objets physiques gardent encore une forte charge émotionnelle.

La ville de Montréal avait également contribué à l’ambiance. La municipalité avait installé des structures de jeu pour les enfants. Simples mais efficaces, elles créaient un espace de liberté au milieu du marché. Les rires des enfants se mélangeaient naturellement aux conversations des adultes.
Un moment m’a particulièrement marqué : un jeune couple avec une poussette. Au milieu de la foule, sans se soucier du regard des autres, ils se sont embrassés naturellement. Un geste simple, mais qui semblait presque suspendre le temps.

Ce qui m’a le plus frappé cette année, ce n’est pas un objet en particulier, mais la superposition des vies : commerce, famille, enfance, nostalgie et intimité dans un même espace.
Ce n’est plus seulement un marché aux puces. C’est devenu une micro-ville temporaire de comportements humains — simple, imparfaite, mais profondément vivante.
Et peut-être est-ce pour cela que j’y retourne chaque année.








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