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Luca, Timur et le Royaume Caché

Une histoire née entre les crottes de nez, les chiens, les parcs de quartier… et la vraie vie

Il y a plus de dix ans, juste avant la pandémie de COVID, j’inventais chaque soir des histoires pour mes enfants avant de dormir.

Un soir, l’un d’eux m’a annoncé avec une immense fierté :

« Papa, j’ai appris à enlever mes crottes de nez tout seul ! »

J’ai simplement souri.
Mais cette scène est restée dans ma mémoire.

À partir de là, j’ai commencé à improviser un immense feuilleton du soir : une montagne de crottes de nez, un petit garçon nommé Luca, un chien nommé Timur, des loups, des combats, des aventures absurdes, des mondes cachés… Pendant des mois, l’histoire grandissait chaque nuit, sans plan, sans structure, simplement portée par l’imagination et les rires des enfants.

Avec le temps, presque toute cette vieille histoire a disparu de nos mémoires.
Mais certaines images sont restées :

  • la montagne,

  • le petit garçon,

  • le chien,

  • les loups,

  • et surtout cette étrange sensation de liberté.

Des années plus tard, dans mon petit magasin de quartier à Saint-Henri, Montréal, j’ai recommencé à écrire.

Ainsi est né Luca, Timur et le Royaume Caché.

Mais cette fois, l’histoire a changé.

Le livre parle encore d’un garçon et de son chien.
Il y a toujours de l’humour, des aventures, des situations absurdes et des mondes étranges. Mais derrière les jeux et les rires apparaissent aussi d’autres thèmes :

  • les disputes familiales,

  • l’école,

  • l’attention,

  • l’amitié,

  • la solitude,

  • le besoin d’être compris,

  • et cette sensation très moderne d’être parfois perdu dans un monde trop bruyant.

Dans le livre, Luca apprend à Timur à enlever ses crottes de nez. Puis ils entrent ensemble dans le monde intérieur du chien. Là-bas, les petits animaux découvrent qu’en supprimant ce qui bloque leur respiration, ils peuvent gagner une étrange liberté :

  • liberté de forme,

  • liberté des odeurs,

  • liberté de vitesse,

  • liberté du temps.

Cela semble absurde.
Et pourtant, en écrivant cette histoire, j’ai peu à peu compris que nous passons tous une partie de notre vie à essayer d’enlever quelque chose qui nous empêche de respirer librement :

la peur,
les habitudes,
la honte,
le bruit du monde,
ou parfois simplement le regard des autres.

Même les passages les plus fantastiques du livre viennent souvent de choses très réelles observées dans le quartier : des familles de Saint-Henri, des enfants dans les parcs, des chiens nerveux ou drôles, des parents fatigués, des discussions ordinaires qui deviennent soudain poétiques.

C’est aussi pour cela que ce livre n’est peut-être pas seulement un livre pour enfants.
Il parle souvent davantage aux parents.

À ceux qui ont déjà raconté des histoires improvisées avant de dormir.
À ceux qui ont déjà vu leur enfant grandir un tout petit peu d’un seul coup.
À ceux qui savent que les familles sont imparfaites, désordonnées… mais parfois merveilleuses.

Aujourd’hui, quelques exemplaires de Luca, Timur et le Royaume Caché sont disponibles directement dans ma petite boutique de quartier à Montréal, ainsi que dans certaines petites bibliothèques de rue du quartier.

Peut-être qu’un jour, au détour d’une promenade, vous tomberez dessus par hasard.

Le temps file. Notre travail, c’est d’aider à retenir les instants qui comptent

Certains souvenirs s’effacent, mais entre de bonnes mains, ils retrouvent toujours la lumière. 

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