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D’une vieille imprimante à une machine capable de créer des mondes

 

La Machine des Mondes Imparfaits est né d’objets très réels.


Le petit magasin du récit existe presque vraiment : son inspiration vient de ma propre boutique de quartier à Montréal, de ses clients, de ses voisins, des conversations ordinaires qui deviennent parfois extraordinaires. Certains personnages portent ainsi l’ombre discrète de personnes croisées au quotidien, notamment un voisin récupérateur de métal et de machines abandonnées.

La mystérieuse machine du roman possède elle aussi une origine réelle. Son prototype émotionnel était une ancienne imprimante photo Fujifilm DL-600 que j’avais achetée en 2012. À l’époque, son prix représentait presque une mise de fonds pour un appartement. Elle incarnait le progrès, la création et l’espoir d’un avenir stable. Pourtant, moins de cinq ans plus tard, les coûts d’entretien étaient devenus impossibles à supporter. J’ai finalement dû la pousser jusqu’au bord de la rue pour qu’un voisin récupérateur la prenne avec les objets destinés à disparaître.

Cette image ne m’a jamais quitté.

Dans ce roman, cette machine oubliée renaît sous une autre forme : une machine capable d’imprimer des routes, des maisons, des villages et parfois même de nouveaux mondes. Mais derrière la magie demeure une question très humaine : que faisons-nous des choses, des lieux et des êtres que notre société juge dépassés, imparfaits ou inutiles ?

Le temps file. Notre travail, c’est d’aider à retenir les instants qui comptent

Certains souvenirs s’effacent, mais entre de bonnes mains, ils retrouvent toujours la lumière. 

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