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Échos des Systèmes : entre mémoire familiale, technologie et monde invisible

Lorsque j’ai commencé à écrire Échos des Systèmes : Entre Réalité, Technologie et Destins Humains, je ne voulais pas simplement inventer un univers de science-fiction ou construire un roman technologique. Je voulais surtout parler de ce que nous devenons lorsque les systèmes — numériques, sociaux, familiaux ou spirituels — commencent à structurer nos vies sans que nous nous en rendions compte.

Mais derrière les satellites, les applications immersives, les simulations et les villes numériques du roman, il existe aussi quelque chose de profondément personnel.

Le personnage de la narratrice et observatrice du monde, inspirée par Annie, ma femme, porte en elle cette étrange combinaison de lucidité, de calme et de responsabilité que je vois chaque jour dans sa vie réelle de courtière immobilière à Montréal. Dans le roman comme dans la réalité, elle traverse des systèmes humains complexes : maisons, familles, ambitions, fragilités, migrations, rêves d’avenir. Derrière chaque porte se cache une histoire. Cette sensibilité silencieuse a profondément nourri le livre.

Le vieil homme qui finit par se dissoudre dans le ciel sous la forme d’une plume n’est pas né de nulle part non plus. Son inspiration vient du grand-père d’Annie, un homme cultivé, passionné d’architecture traditionnelle chinoise, de littérature classique et de culture tibétaine. J’ai assisté à ses funérailles. Nous avons porté son corps hors de son appartement, descendu lentement un long escalier, traversé une cour silencieuse avant de déposer le cercueil dans un véhicule funéraire très simple. Ce moment est resté gravé en moi. Il n’avait rien de spectaculaire. Pourtant, il contenait une forme de grandeur discrète, presque irréelle. Dans le roman, cette image est devenue une plume quittant doucement le monde visible.

Quant à Pierre, il porte plusieurs fragments de moi-même : mes hésitations, mon regard parfois fatigué sur la modernité, mon besoin de comprendre les structures cachées derrière les comportements humains, mais aussi mon attachement aux choses simples — la famille, les oiseaux, les repas tranquilles, les promenades le long du canal de Lachine.

Les enfants du roman, eux, sont inspirés à la fois par mes propres enfants et par les adolescents que j’ai observés au fil des années : leurs contradictions, leurs révoltes silencieuses, leur intelligence parfois instinctive, et leur manière très particulière de naviguer dans un monde saturé de technologies, d’algorithmes et d’incertitudes.

Au fond, Échos des Systèmes n’est peut-être pas vraiment un roman sur la technologie. C’est plutôt un livre sur les limites humaines face aux systèmes que nous construisons. Un livre sur ce qui peut être simulé… et ce qui échappe toujours aux simulations.

Même dans un monde rempli d’applications prédictives, de satellites et d’intelligences artificielles, il reste encore des choses impossibles à réduire en données : une plume dans le ciel, le silence après un deuil, un petit oiseau oublié, ou simplement une famille qui essaie de rester humaine au milieu du bruit du monde.

— George Chen

Le temps file. Notre travail, c’est d’aider à retenir les instants qui comptent

Certains souvenirs s’effacent, mais entre de bonnes mains, ils retrouvent toujours la lumière. 

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