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Quand un désert nourrit une forêt : une des inspirations cachées de Pertes Consumées

  • George Chen
  • Jun 12
  • 2 min read

Pendant l'écriture de Pertes Consumées, j'ai passé beaucoup de temps à imaginer des liens improbables entre des mondes qui semblaient n'avoir rien en commun.


Dans le roman, l'État des Cactus et l'État des Marais apparaissent d'abord comme des contraires.


L'un manque d'eau.


L'autre en possède trop.


L'un vit au rythme de la sécheresse.


L'autre au rythme de l'humidité.


Pourtant, au fil de l'histoire, le lecteur découvre que ces deux territoires sont intimement liés.


Les transformations de l'un finissent toujours par modifier l'équilibre de l'autre.


Pendant longtemps, j'ai considéré cette idée comme une simple invention romanesque.


Puis j'ai découvert les travaux scientifiques consacrés au Sahara et à l'Amazonie.


Chaque année, des millions de tonnes de poussière saharienne traversent l'océan Atlantique. Une partie de cette poussière atteint le bassin amazonien et apporte aux sols des éléments minéraux indispensables à la forêt tropicale.


Autrement dit, un désert contribue à nourrir une forêt.


Lorsque j'ai appris cela, j'ai immédiatement pensé à mon propre univers fictif.


La nature avait imaginé l'État des Cactus et l'État des Marais bien avant moi.


Avec le temps, j'ai compris que Pertes Consumées n'est pas véritablement un roman sur les technologies, les médias, les multinationales, l'intelligence artificielle ou les mystérieux champignons qui traversent l'histoire.


C'est avant tout un roman sur les liens invisibles.



Des personnes qui ne se rencontrent jamais peuvent transformer le destin les unes des autres.


Des décisions prises il y a trente ans continuent de produire leurs effets aujourd'hui.


Des secrets familiaux traversent les générations.


Des idées survivent à ceux qui les ont créées.


Comme la poussière du Sahara portée par les vents jusqu'en Amazonie, certaines actions voyagent beaucoup plus loin que nous ne l'imaginons.


Le titre Pertes Consumées reflète lui aussi cette idée.


Les pertes ne disparaissent jamais complètement.


Elles circulent.


Elles changent de forme.


Elles se transmettent.


Elles se consument chez certains pour renaître ailleurs.


La nature nous rappelle chaque jour que tout est connecté.


Les romanciers ne font souvent qu'emprunter ses métaphores.

 
 
 

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Certains souvenirs s’effacent, mais entre de bonnes mains, ils retrouvent toujours la lumière. 

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